Core Web Vitals : les trois chiffres qui décident du sort de votre site
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Trois indicateurs, trois seuils, un percentile. Une fois qu’on les a compris, la performance web cesse d’être une affaire d’opinion.
Google regarde trois choses dans l’expérience de chargement d’une page, et publie pour chacune un seuil précis. Ces trois signaux sont les Core Web Vitals, et ils pèsent sur le classement comme sur le taux de rebond.
LCP : le temps avant que l’essentiel s’affiche
Le Largest Contentful Paint mesure le moment où le plus gros élément visible de la page est rendu, généralement l’image principale ou le titre. Le seuil à atteindre est de 2,5 secondes ou moins à partir du début du chargement.
En pratique, ce sont presque toujours les mêmes coupables : une image trop lourde ou servie à une taille bien supérieure à celle affichée, une police web qui bloque le rendu, ou un hébergement lent à répondre.
INP : la réactivité aux clics
L’Interaction to Next Paint mesure le délai entre une interaction et le moment où l’écran en tient compte visuellement. Le seuil est de 200 millisecondes ou moins. Cette mesure a remplacé le First Input Delay : promue en 2023 puis devenue métrique stable en 2024, elle est plus sévère, car elle regarde toutes les interactions et pas seulement la première.
Un INP dégradé vient presque toujours d’un excès de JavaScript exécuté au mauvais moment. C’est le point qui souffre le plus des sites bâtis sur une pile d’extensions.
CLS : la stabilité de ce qu’on regarde
Le Cumulative Layout Shift mesure de combien le contenu se déplace pendant le chargement. Le seuil est de 0,1 ou moins. C’est la mesure du bouton qui bouge au moment où l’on clique dessus.
La correction est en général simple : réserver la place des images et des vidéos en déclarant leurs dimensions, et ne jamais insérer de bandeau au-dessus d’un contenu déjà affiché.
Le détail que presque tout le monde rate
Google évalue ces seuils au 75e percentile des chargements de page, séparément sur mobile et sur ordinateur.
Autrement dit, il ne suffit pas que la page soit rapide en moyenne : il faut qu’elle le soit pour trois visiteurs sur quatre, y compris ceux qui arrivent en 4G depuis un téléphone d’il y a quatre ans. C’est précisément ce que votre score Lighthouse ne vous dit pas.
Lighthouse est un test en laboratoire : une simulation, sur une machine, dans des conditions choisies. Les données que Google utilise réellement sont celles de terrain, collectées auprès de vrais visiteurs. Les deux se consultent, mais seule la seconde décide.
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